Avec tout le respect que je dois au premier des héros de la mythologie soviétique, à savoir le Cosmonaute, il faut humblement rappeler que c’est l’innocente Laïka, bâtarde de terrier et de huski trouvée dans les rues de Moscou, qui fut le premier explorateur vivant de l’espace.  Quant à la raison pour laquelle les scientifiques ont choisi une femelle, elle est assez troublante : une femelle n’a pas besoin de lever la patte pour uriner, donc elle prend moins de place et bouge moins dans la capsule. En plus elle porte élégamment la tenue spatiale.

 

Gagarine à Moscou
Gagarine à Montpellier

Bien sûr vous avez tous en tête le seul et unique Youri Gagarine, probablement l’homme le plus statufié à l’Est après Lénine et Staline. Et beaucoup moins déboulonné.

Tellement indéboulonnable qu’on continue à lui dresser des statues jusqu’à Montpellier en 2017.

Depuis qu’il est parti dans l’espace, le 12 avril est le jour des cosmonautes. Et comme on a le sens du tragique en Russie, Gagarine est mort dans un accident d’avion de chasse longtemps classé secret d’Etat.

 

Pour revenir aux filles, Valentina Terechkova a été en 1963 la première femme dans l’espace bien avant les astronautes américaines qui ont attendu 20 ans de plus pour y aller… Du coup elle a eu son lot de médaille.

A 76 ans elle se déclare d’ailleurs prête à un aller simple pour Mars, sa planète préférée…

 

Thomas Pesquet, avec son CV à faire s’évanouir tous les parents d’enfants rêvant d’être cosmonautes, va moins faire le malin… Non seulement il est en passe d’être statufié comme Gagarine  mais plutôt en BD (dans la combi de Thomas Pesquet introuvable à Toulouse pour Noël).

Et en plus il va devoir se préparer à réviser ses chansons de pionniers soviétiques pour tenir compagnie à  Valentina pendant les longues soirées vers Mars. Bien fait!

 

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